Trois morts lors d'un raid dans le Mercantour
21.06.2009, 18h02 | Mise à jour : 22h14
leparisien.fr

Deux hommes et une femme qui participaient au «Grand Raid du Mercantour», une course sportive en montagne dans les Alpes-Maritimes ont été découverts morts dimanche après-midi.Les causes du décès ne sont pas encore connues.

Les victimes ont été découvertes par les secours en montagne, auxquels l'organisation de la course avait signalé que plusieurs coureurs étaient manquants.

Tous les participants devaient arriver dimanche matin après un parcours en boucle.

Une enquête judiciaire, confiée à la gendarmerie, a été ordonnée pour comprendre les causes des décès, a indiqué à l'AFP le préfet des Alpes-Maritimes Francis Lamy qui s'est rendu sur place et a survolé les lieux où les corps ont été découverts, à plus de 2.000 mètres d'altitude.

Tous trois, âgés de 51 et 54 ans pour les hommes et de 50 ans pour la femme, avaient pris le départ du «Grand Raid du Mercantour», une course à pied partie samedi de la région de Saint-Martin-Vésubie (à environ 80 km au nord de Nice) pour une distance de 80 km et un dénivelé d'environ 6.000 mètres, selon le site internet des organisateurs. Quelque 460 participants avaient pris le départ dans la nuit de vendredi à samedi de Saint-Martin-Vésubie.

Les deux premiers sont originaires de Savoie et du Morbihan, la troisième d'Ardèche.

Les conditions météorologiques étaient mauvaises durant la nuit de samedi à dimanche à cette altitude, où la neige tombait. Les corps des victimes ont été découverts dimanche vers 15 heures, non loin les uns des autres, sur une pente herbeuse de la cime du Piagu, qui culmine à 2.338 mètres.

Une quarantaine de personnels de secours -- pompiers, gendarmes et CRS de haute-montagne -- ont participé aux recherches.

Quelque 460 participants avaient pris le départ dans la nuit de vendredi à samedi de Saint-Martin-Vésubie, à environ 80 km au nord de Nice.

© Le Parisien, 2009


Un garçon de 5 ans tué lors du rallye Ain-Jura
NOUVELOBS.COM | 14.06.2009 | 14:25
Lors du rallye automobile Ain-Jura, une voiture a quitté la route pour une cause encore indéterminée, fauchant au passage le petit garçon et son père. L'enfant est mort sur le coup et le père a été grièvement blessé.

La préfecture de l'Ain a révélé samedi 13 juin la mort d'un enfant de cinq ans, tué par une voiture lors du 33e rallye Ain-Jura. Le véhicule est sorti de la route entre Nantua (Ain) et Bellegarde-sur-Valserine (Ain).
Le père de l'enfant a été grièvement blessé, mais ses jours ne sont pas en danger, selon la préfecture.

Le petit garçon a été fauché par une voiture
D'après cette même source, le pilote, le copilote et un autre spectateur ont également été légèrement touchés. Alors que l'épreuve touchait à sa fin, une voiture a quitté la route pour une cause qui demeure indéterminée, fauchant au passage le petit garçon et son père. L'incident a eu lieu vers 20h40. Le troisième spectateur s'est blessé à la jambe en sautant par dessus une barrière pour éviter le choc. (Nouvelobs.com)

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Un pilote se tue sur le rallye du Pays de Caux (Seine-Maritime)
AP | 29.03.2009 | 21:50

Un homme de 40 ans, pilote d'une Peugeot 309 GTI, s'est tué dimanche matin à Saint-Arnoult (Seine-Maritime) sur une des épreuves du 38è rallye du Pays de Caux, a-t-on appris auprès des gendarmes.

La copilote, une femme de 22 ans, est grièvement blessée.

L'accident s'est produit sur circuit fermé. La voiture lancée à pleine vitesse a fait plusieurs tonneaux avant de prendre feu.

Le pilote est décédé, pris au piège dans l'habitacle de sa voiture. La copilote a pu être secourue et a été admise dans un état jugé sérieux à l'hôpital du Havre. AP


Coupe du monde - Kitzbühel
Descente: sévère chute de l'Américain Lanning
24.01.09 | 12h20

L'Américain Thomas Lanning a sévèrement chuté avant l'entrée dans le mur final de la descente de Kitzbühel comptant pour la Coupe du monde de ski alpin, samedi, et a dû être évacué en hélicoptère par précaution pour des examens, selon le speaker de la course.

Le skieur, parti avec le dossard 3, a perdu l'équilibre dans le virage donnant accès au mur final. Il a manqué la réception d'un saut, sur un virage verglacé en dévers. Sa chute a été amortie par deux filets de sécurité placés en contrebas de la piste. Il a franchi le premier filet, avant d'être stoppé par le second. Des équipes de secours ont été dépêchées sur place.

Le coureur ne souffrirait d'aucune blessure grave mais a été hélitreuillé vers l'hôpital de Kitzbühel pour des examens, a indiqué le speaker de la course. La course, la plus difficile du circuit de la Coupe du monde et qui se dispute devant plus de 50.000 spectateurs, a été interrompue pendant une quinzaine de minutes avant de reprendre.

Jeudi, le Suisse Daniel Albrecht avait été victime d'une très sévère chute dans le mur final. Il a été victime d'un traumatisme crânio-cérébral. Toujours plongé dans un coma artificiel, il devra rester "des semaines à l'hôpital", a indiqué vendredi un médecin qui le traite à Innsbruck.

Le meilleur résultat de Lanning, 24 ans, en Coupe du monde est une 9e place lors de la descente de Lake Louise cette saison.

Copyright Le Monde.fr 2009


Ski: Daniel Albrecht, victime d'une lourde chute, plongé dans un coma artificiel

KITZBUHEL (AFP) — Le skieur suisse Daniel Albrecht, victime d'une lourde chute à l'entraînement jeudi sur la piste de descente de Kitzbühel, était plongé jeudi soir dans un coma artificiel à l'hôpital d'Innsbruck, où les médecins étaient réservés sur le pronostic vital.

"Nous ne pouvons pas parler de danger de mort immédiat. Mais toutes les éventualités sont encore possibles, ce qui est normal pour ce type de blessures", a déclaré Wolfgang Koller, médecin à l'hôpital d'Innsbruck à l'antenne de la télévision autrichienne ORF.

"L'état de Daniel Albrecht est stable. Il est encore plongé dans un coma artificiel", a précisé le médecin.

Selon les premiers diagnostics, le skieur de 25 ans souffre d'un traumatisme crânien avec une hémorragie cérébrale, d'une fracture du nez et de contusions à un poumon.

Daniel Albrecht, qui était le cinquième coureur à s'élancer lors du second entraînement officiel sur la vertigineuse piste de Kitzbühel en vue de l'épreuve de samedi, a mal négocié le saut final clôturant près de deux minutes de course.

Le skieur, vainqueur de deux géants de Coupe du monde cette saison, s'est retrouvé propulsé dans les airs, avant de retomber lourdement sur le haut du dos et rouler plusieurs fois sur lui-même comme un pantin. Cette chute spectaculaire, qui s'est produite devant la foule de spectateurs, a jeté un froid d'autant plus glacial que le skieur est resté inerte.

Les équipes de secours se sont affairé autour de lui sur la piste pendant une vingtaine de minutes avant qu'il ne soit hélitreuillé et évacué vers l'hôpital voisin de Sankt-Johann.

L'équipe suisse faisait savoir que son skieur avait repris connaissance peu après son arrivée à l'hôpital, mais avait été plongé dans un coma artificiel pour être transporté à Innsbruck.

Albrecht n'est pas la première victime de la "Streif". L'an dernier, l'Américain Scott Macartney s'était lui aussi fait piéger au même endroit. Souffrant d'un traumatisme cranio-cérébral, il avait dû être plongé plusieurs jours dans un coma artificiel mais n'a pas gardé de séquelles.

Ce saut final, sur lequel les skieurs déboulent à près de 140 km/h, avait justement été modifié après l'accident de Macartney. Selon le Français Adrien Théaux, parti avant Albrecht, une petite vague sur la fin de la bosse la transforme en tremplin si le skieur ne se regroupe pas.

"Ouvrez une fenêtre à 140 km/h sur l'autoroute et vous verrez quelle pression vous prendrez", commentait le Suisse Didier Cuche pour expliquer la difficulté à négocier cette fin de course.

"Je ne veux pas faire de polémique, mais je ne trouverai pas bien qu'on fabrique artificiellement ici un tremplin. Ce passage est déjà suffisamment empoisonné", a ajouté le vainqueur de la descente l'an dernier.

L'Autrichien Benjamin Raich, l'un des cadors du circuit, jugeait "la descente certes dangereuse, mais qu'il était possible d'arriver en bas entier".

A la réunion des capitaines d'équipe en début de soirée, aucun n'a remis en cause la sécurité de la piste. "Nous avons tout fait (pour éviter cela). Si nous voulons empêcher de tels accidents, il faut supprimer les descentes", a fait valoir le directeur des courses pour la Fédération internationale de ski (FIS), Günther Hujara.

Pour la descente de samedi, rien ne devrait être modifié.

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Rugby: un joueur des Tonga meurt lors d'un match à Cahors
REUTERS | 11.01.2009 | 22:50
PARIS (Reuters) - Un joueur de rugby originaire des îles Tonga est mort brutalement dimanche lors d'un match à Cahors, fait savoir le club de Cahors sur son site internet.

Feao Latu, numéro huit de Périgueux, a été victime d'un malaise sur le terrain à la 17e minute d'un match de Fédérale 1 face à Cahors.

"Malgré l'intervention des secours et de multiples tentatives de réanimation, le troisième ligne centre âgé de 28 ans est décédé à l'hôpital de Cahors", lit-on sur le site du club (www.cahors-rugby.fr).

Patrick Vignal


Publié le 10/01/2009 08:47 - Modifié le 10/01/2009 à 16:31 | © 2009 AFP
Dakar-2009: un camion de l'organisation percute un autre véhicule, 2 tués
Alejandro Pagni AFP

Un camion de soutien logistique au rallye Dakar-2009 a percuté frontalement vendredi au Chili un autre véhicule dont les deux passagers sont décédés, a indiqué la police chilienne.

L'accident s'est produit dans la localité de Pejerreyes, à 400 km au nord de Santiago sur la route qui accueille la 9e étape de la course, lundi entre La Serena et Copiapo.

Le camion, chargé de transporter des pneumatiques pour les concurrents de l'épreuve, appartient à une entreprise argentine. Il était précédé d'une voiture de l'organisation du Dakar.

Selon les premiers éléments livrés par la police locale, le chauffeur argentin Marcelo Sanchez a traversé la voie pour une raison encore inconnue, heurtant de face l'autre véhicule plus petit. Les deux occupants du véhicule, dont l'un était Péruvien, sont morts.

Le chauffeur du camion travaillant pour le Dakar, indemne, a été placé en prison préventivement pour le besoin de l'enquête.

Cet accident porte à 54 le nombre de victimes de cette course depuis sa création en 1979, selon un décompte de l'AFP.

Pour la première édition latino-américaine de ce rallye, le bilan est déjà de trois morts après le décès d'un motard concurrent, Pascal Terry, 49 ans, retrouvé mort dans la nuit de mardi à mercredi, trois jours après sa disparition lors de la 2e étape du rallye, en Argentine.

Dix-neuvième victime parmi les concurrents depuis 1979, Terry est décédé d'un "arrêt cardio-respiratoire non traumatique occasionné par un oedème pulmonaire qui avait son origine dans une cardiopathie pré-existante", selon le résultat de l'autopsie.

L'accident mortel de vendredi porte à 13 le nombre de membres de la caravane tués sur le Dakar depuis 1979. Parmi eux figurent notamment le créateur du rallye-raid, Thierry Sabine, tué dans un accident d'hélicoptère avec quatre autres personnes, dont le chanteur Daniel Balavoine, le 14 janvier 1986.

Le nombre des victimes, notamment des spectateurs (22), dont une dizaine d'enfants tués en Afrique, est souvent un sujet de polémique, les organisateurs se refusant à une "comptabilité morbide".


SAN RAFAEL (AFP) - 07/01/09 16:39
Dakar-2009 : un motard, disparu depuis trois jours, retrouvé mort

Un motard français participant pour la première fois au rallye-raid Dakar a été retrouvé mort dans la nuit de mardi à mercredi, trois jours après que l'organisation a constaté sa disparition en Argentine.

Pascal Terry, 49 ans, a été retrouvé sans vie à 2h10 du matin (5h10 GMT) mercredi à une quinzaine de mètres de sa moto et à 300 m de la piste empruntée lors de la 2e étape, entre Santa Rosa et Puerto Madryn (sud-est).

Le pilote Yamaha, installé à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), se trouvait "dans un endroit très difficile d'accès au milieu d'une végétation très dense type maquis. Il avait retiré son casque et s'était abrité à l'ombre, disposant de nourriture et d'eau, retrouvées près de lui", a indiqué mercredi la direction de course dans un communiqué, transmis avant le transfert vers l'arrivée de la 5e étape, à San Rafael (ouest).

Selon le récit des événements transmis par ASO (Amaury Sport Organisation), organisateur de l'épreuve, le grand Normand, dossard 192, n'avait plus donné signe de vie depuis dimanche.

Constatant, grâce aux données GPS transmises par la balise, que le motard n'avait pas bougé depuis la panne d'essence, les organisateurs ont tenté en vain de le contacter à deux reprises par son système de liaison satellitaire.

Lundi, ils ont déclenché les recherches, rendues difficiles par le terrain et la végétation, et son corps a finalement été retrouvé lors d'une battue lancée par les autorités locales.

Une enquête a été diligentée par les autorités argentines pour tenter d'élucider les circonstances de ce premier décès de la 30e édition du rallye.

Avant même l'enquête, Etienne Lavigne, le directeur du Dakar, a évoqué un dysfonctionnement interne à ASO.

"L'information de l'émission de sa balise est arrivée à Paris le 4 janvier au soir (heure rallye) et nous (sur place) sommes prévenus le 5. Il y a eu un problème dans la chaîne de communication. Il y a des choses qu'on ne s'explique pas", a affirmé Lavigne.

"C'est avec tristesse que l'organisation a été informée (de ce décès). Je connaissais Pascal et son +team+ (NDLR: MD Rallye Sport). Je le fréquentais tout au long de l'année car il est Normand comme moi", a-t-il ajouté.

Ce dysfonctionnement d'ASO entre l'équipe à Paris et celle sur le terrain en Argentine, qui a retardé de près de 12 heures le début des recherches sur le terrain, sera sans doute étudié par les enquêteurs locaux.

Autre problème révélé par le communiqué, les organisateurs se sont basés sur une "information erronée" annonçant "la présence de Terry au bivouac de Neuquen", ville d'arrivée de la 4e étape pour "interrompre les recherches" lundi à minuit et ce pendant plusieurs heures.

L'autopsie permettra aussi de déterminer les causes du décès et de savoir si ces heures de recherche perdues auraient pu éviter cette issue fatale.

Parmi les autres questions, ASO pourrait devoir expliquer pourquoi les organisateurs n'ont jamais communiqué sur cette disparition, jusqu'à l'annonce de sa mort. Officiellement, ce père d'un enfant était considéré comme "non-partant" à la 3e étape sans plus de détails, comme pour tous les abandons.

Déjà mardi, ils avaient attendu plusieurs jours et la circulation de rumeurs pour révéler que deux pilotes britanniques accidentés depuis la 1re étape samedi avaient été placés dans un coma artificiel.


HAUTE-SAVOIE
Deux alpinistes confirmés se tuent en montagne
NOUVELOBS.COM | 03.01.2009 | 17:38

Deux guides de haute-montagne ont chuté mortellement suite à une avalanche au dessus de la commune de Sixt-Fer-à-Cheval. Les deux hommes, d'un bon niveau, auraient été victimes d'un phénomène d'aérosol.

Deux alpinistes confirmés, qui faisaient l'ascension de la cascade de glace du Folly au dessus de la commune de Sixt-Fer-à-Cheval (Haute-Savoie), ont fait vendredi une chute mortelle d'une centaine de mètres, a-t-on appris samedi 3 janvier auprès du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) d'Annecy.

Les deux hommes, des guides savoyards de bon niveau âgés de 49 et 37 ans, auraient été victimes d'un phénomène d'aérosol, un déplacement d'air en tourbillon dû à une avalanche et qui les aurait fait chuter, précise le PGHM. Les victimes étaient bien équipées et connaissaient parfaitement les lieux.

Une autre cordée, témoin de l'accident qui a eu lieu en milieu de journée vendredi, a pu prévenir les secours qui sont arrivés sur place en hélicoptère. Les gendarmes ont alors retrouvé les corps sans vie des deux hommes, originaires de la région, enfouis sous la neige et la glace.


À Maubeuge, un footballeur meurt en plein match
dimanche 19.10.2008, 05:03 - La Voix du Nord

Drame sur la pelouse du stade Léo-Lagrange de Mau- beuge, hier après-midi. Bernard Loiseleux, footballeur amateur de l'USM, est mort d'un arrêt cardiaque, en plein match. Il avait 37 ans.

16 h 31, stade Léo-Lagrange de Maubeuge. On joue la soixante-septième minute de la rencontre de Coupe de la ligue régionale entre Maubeuge (division honneur) et la réserve de Feignies.

Les Finésiens viennent d'inscrire leur deuxième but, les joueurs remontent le terrain en direction du rond central, pour la remise en jeu.

C'est à cet instant précis que Bernard Loiseleux, arrière latéral de l'US Maubeuge, s'effondre sur le côté gauche du terrain, devant les tribunes, victime d'une attaque cardiaque. Ses équipiers donnent l'alerte, un supporteur ayant son brevet de secouriste se précipite pour lui prodiguer les premiers soins, bouche-à-bouche et massages cardiaques. En vain.

Les sapeurs-pompiers de Maubeuge arriveront huit minutes après le drame, équipés d'un défibrillateur. Malgré quatre impulsions successives, Bernard Loiseleux ne pourra pas être ranimé. Le décès sera officiellement prononcé quarante-trois minutes après le drame. Le match ne reprendra évidemment pas.

Dans l'environnement du club et parmi les nombreux supporteurs présents, c'est la consternation. Les yeux humides, le président de l'US Maubeuge, Daniel Koestel, ne peut dire un mot.

« C'est la mort d'un homme, il n'y a rien à dire », confirme le maire, Rémi Pauvros, très ému. Les joueurs de Maubeuge resteront près d'une heure et demie dans les vestiaires, prostrés.

Bernard Loiseleux avait 37 ans. Il laisse derrière lui sa femme, une fille de 13 ans et un garçon de 11 ans.

J. C. (avec A.D.)


Dramatique descente en raft à Sixt-Fer-à-Cheval

Enroulés dans une couverture chauffante brillante, la mine pâle, les pas encore tâtonnant, les six rescapés en état de choc regagnent un véhicule du secours. Ils quittent le théâtre de ce qui les marquera sans doute à jamais.

C'est à huit, accompagnés d'un guide, que ces vacanciers lyonnais se sont lancés, samedi après-midi, en rafting dans les gorges des Tines, entre Sixt-Fer-à-Cheval et Samoëns, en Haute-Savoie. Mais l'aventure tourne mal.

Gwladys, une consoeur en week-end à Samoëns, témoigne : "On a entendu les sirènes de pompiers, ils montaient vers Sixt-Fer-à Cheval. J'ai pris ma voiture et je suis montée. Mais je n'ai rien vu. Je suis redescendue à Samoëns. J'ai alors entendu la sirène d'alerte et j'ai de nouveau entendu les pompiers. J'ai vu l'hélicoptère. Je me suis dit : il y a vraiment quelque chose de grave. J'ai immédiatement pensé au rafting."

En effet, il est près de 16 heures quand l'embarcation s'est retournée. Le guide, âgé de 22 ans originaire du Vaucluse et saisonnier dans la vallée, a alors réussi à attacher le raft auquel six de ses occupants sont parvenus à retrouver prise.

Malheureusement, tous n'ont pas eu cette chance. Dans un geste héroïque, le saisonnier qui connaissait bien le Giffre, a tenté de porter secours à deux clients. Il fait parti des deux victimes décédées dans ce tragique accident. Un homme de 26 ans, né à Valence, a également trouvé la mort. Enfin une troisième personne, une jeune femme de 24 ans, a été héliportée inconsciente à l'hôpital cantonal de Genève. Son pronostic vital est réservé.

Le danger était-il trop grand, samedi après-midi, pour pratiquer cette activité ? Pour le maire Pierre Moccand, il est clair que non : "Le Giffre n'était trop haut, il n'y a pas eu de gros orage". Et les sorties du jour se sont comptées en dizaine, "c'est un coin prisé et tout l'intérêt est de descendre ces gorges des Tines".
"J'y suis allée plusieurs fois. Ces gorges sont très très étroites. Il y a un passage délicat qui fait une sorte de chute sur deux mètres avec de hautes parois. A des endroits, le raft passe juste. Il y a beaucoup de courant, de profondeur. C'est peut-être là qu'a eu lieu l'accident mais je ne peux pas l'affirmer", explique émue Gwladys.

Comme tous les sports en haut vive, chacun s'accorde à dire que le risque zéro n'existe pas. Chaque année, 20 000 rafteurs empruntent les gorges. Un accident tragique qui n'est pas sans rappeler celui de l'année dernière près de Magland qui avait coûté la vie à un adulte et un enfant. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de ce drame.

REPÈRES :
DÉJÀ, IL Y A PRÈS D'UN AN, EN HAUTE-SAVOIE
Voilà un peu plus d'un an, un autre accident de sport d'eau avait fait des victimes, en Haute-Savoie. C'était le 12 août au matin, au canyon de Balmes, à Magland. Un guide de moyenne montagne et un enfant de 12 ans s'étaient noyés lors d'une descente en canyoning. Une troisième personne, une jeune femme de 24 ans, avait été grièvement blessée. La sortie avait été organisée par une colonie de vacances de Choisy-le-Roi (Val de Marne), séjournant dans la station de Morillon.

EN 2001 ET 2006 DANS LES BAUGES
A Bellecombe-en-Bauges, en Savoie, le canyon du pont du Diable a été meurtrier à plusieurs reprises. En septembre 2001, deux jeunes de 18 et 21 ans s'étaient noyés dans un tourbillon d'eau. En mai 2006, au même endroit, un jeune de 25 ans était mort dans les mêmes circonstances.

Clément DEBIOLLES et Damien RICAUT
Paru dans l'édition 38H du 14/09/2008

Copyright 2008 Le Dauphiné Libéré


Raikkonen renverse un de ses mécaniciens, évacué par civière
Agence France-Presse
24 août 2008 | 12 h 17
Valence

Le champion du monde Kimi Raikkonen (Ferrari) a renversé un de ses mécaniciens à l'occasion de son second ravitaillement lors du Grand Prix d'Europe de Formule 1 et l'homme a été évacué sur une civière, dimanche à Valence.

Quelques tours après, Raikkonen, 2e au classement pilotes avant la course de dimanche, a été contraint à l'abandon, son moteur ayant explosé, peut-être en raison de cet incident.
Raikkonen a ravitaillé en même temps que son adversaire Heikki Kovalainen (McLaren-Mercedes). Sous pression pour tenter de repartir devant son compatriote, le champion du monde a tenté de s'élancer alors que le préposé à l'essence n'avait pas désaccouplé le tuyau de sa voiture.
Raikkonen renversait le malheureux et lui roulait apparemment sur la jambe. L'homme restait à terre, secouru par ses collègues, et était rapidement évacué sur une civière. L'écurie italienne n'a pas encore communiqué sur la gravité de ses blessures.


L'état de David Sommeil toujours préoccupant
Créé le 21.08.08 à 20h00 | Mis à jour le 21.08.08 à 20h00 |
Le joueur de Valenciennes a été victime d'un accident cardiaque à l'entraînement...

Victime d’un malaise cardiaque mardi soir lors d’un entraînement, le défenseur valenciennois David Sommeil «est en phase de réveil» a indiqué cet après-midi Marc Chasselat, le médecin du club. Secouru par deux de ses coéquipiers, David Ducourtioux et Rafael Schmitz (qui ont tous deux passé leur diplôme de secouriste), le Guadeloupéen est toujours pris en charge au CHU de Valenciennes, qui l’a placé en sommeil artificiel par sécurité.
«Il a un cœur qui bat normalement. Il a 10 de tension. Il n’a pas d’anomalie cardiaque. Il n’y a pas de signe de souffrance cérébrale anormale», indique le médecin.

«Difficile de faire un pronostic»
Cependant, le discours se veut toujours mesuré. «On va observer son réveil. Selon l’irrigation de son cerveau, ça peut être tout ou rien», prévient Marc Chasselat. Le joueur, qui devrait se réveiller tard dans la soirée, subira des tests neurologiques pour déterminer l’ampleur des séquelles. «C’est très difficile de faire un pronostic sur son évolution», élude le docteur.

Une chute de potassium?
Les causes de ce malaise sont pour le moment indéterminées. L’ancien Bordelais s’est effondré après un effort brutal, alors qu’il était en phase de récupération. «Il n’a aucun antécédent cardiaque. Il n’a aucune anomalie morphologique. On cherche encore,» explique Marc Chasselat.

L’hypothèse la plus plausible est celle d’une chute brutale de son potassium, qui provoque de l’arythmie. «Les médecins qui l’ont suivi à Bordeaux nous ont indiqué qu’il avait déjà souffert de ce problème. Mais lors de la reprise en juillet, son taux était tout à fait normal. Il était dans une forme exceptionnelle», s’étonne Marc Chasselat.

Un club sous le choc

L’émotion a en tout cas saisi tout le club nordiste. Antoine Kombouaré, l’entraîneur, a annulé la séance d’entraînement aujourd’hui, celle de demain sera fermée au public. Pas question pourtant de demander un report de la rencontre face à Lorient prévue samedi pour la 3e journée de L1. «David n’aurait pas souhaité qu’on le fasse. Les garçons sont marqués, même si ce sont des durs. Vous savez, ils passent plus de temps ensemble qu’avec leur famille. Ils sont tous très solidaires», explique Francis Décourrière.

Le président nordiste a reçu «d’innombrables soutiens». Son collègue lensois Gervais Martel l’a joint, ainsi que Pape Diouf, le président marseillais, qui était l’agent de David Sommeil. «Même Bernard Laporte, qui est encore à Pékin, m’a appelé», explique Francis Décourrière.

À 34 ans, David Sommeil a sûrement disputé son dernier match la semaine passée à Caen, lors de la défaite du VAFC (3-1). «Mais ce qui compte maintenant, c’est sa santé, et qu’il soit entouré de sa famille, qui est arrivée de Guadeloupe, ainsi que de ses amis», conclut Francis Décourrière.

À Lille, Antoine Maes
20minute.fr


Accident dans l'Himalaya: deux Néerlandais secourus après la mort de 11 alpinistes
Lundi 4 août 2008

Des secouristes pakistanais ont sauvé lundi deux alpinistes néerlandais et tenteront mardi de récupérer un Italien trois jours après la mort de onze grimpeurs sur les pentes du K2, le deuxième sommet du monde, dans l'un des pires accidents de montagne dans l'Himalaya.

Des équipes pakistanaises ont mis sur pied une impressionnante opération de secours et sont parvenus à ramener dans un camp de base les Néerlandais Wilco Van Rooijen et Cas Van de Gevel, a déclaré à l'AFP le capitaine Azimullah Beg depuis ce camp à 5.200 mètres d'altitude.

"Ils ont été emmenés ce matin en hélicoptère depuis le camp de base vers un hôpital et y sont soignés pour de graves engelures", a dit l'officier.

En revanche, les aéronefs de l'armée ont ensuite été cloués au sol sur leur base de Skardu, dans le nord du Pakistan, par une tempête de poussière et n'ont pas pu évacuer un alpiniste italien, Marco Confortola, lequel a été localisé.

Une équipe de grimpeurs pakistanais a aidé M. Confortola à rejoindre un camp intermédiaire à 6.700 mètres, mais l'homme n'a pas pu aller plus loin.

"Son état n'est pas bon. Il souffre de contusions, d'engelures et est exténué", a déclaré à l'AFP Mohammad Akram, un tour-opérateur.

Le porte-parole de l'ambassade d'Italie à Islamabad, Oddo Sergio, a indiqué qu'une "tentative pour sauver (M. Confortola) sera effectuée demain (mardi)".

Selon Mohammad Akram, "s'il n'est pas capable de rejoindre demain le camp de base avancé, d'où un hélicoptère peut l'évacuer, alors il pourrait être hélitreuillé, mais c'est une opération très technique et qui demande beaucoup de préparation".

Trois Coréens, deux Népalais, deux Pakistanais, un Serbe, un Irlandais, un Norvégien et un Français ont déjà trouvé la mort dans l'accident survenu vendredi près du sommet du K2, dans l'extrême nord-est du Pakistan.

Le K2 (8.611 mètres) est le deuxième plus haut sommet du monde après l'Everest (8.848 mètres) mais il est de loin le plus difficile et le plus meurtrier.

L'accident de vendredi est le pire dans l'histoire de l'ascension de ce sommet. En 1995, sept alpinistes avaient été emportés par une avalanche en redescendant le K2. En 1986, 13 personnes avaient trouvé la mort sur les pentes du sommet lors de plusieurs expéditions.

Selon plusieurs tour-opérateurs, les alpinistes, appartenant à différentes expéditions, ont été victimes d'une chute de sérac - un amas chaotique de glaces - alors qu'ils redescendaient du sommet. L'accident a eu lieu à un endroit surnommé le Bottleneck, un goulet extrêmement technique que les grimpeurs doivent franchir à l'aide de cordes.

Selon Fredrik Straeng, un alpiniste suédois qui a participé aux opérations de secours, les conditions météorologiques s'étaient éclaircies après une longue période de mauvais temps. "L'accident aurait pu être évité. Ces montagnes attirent des gens trop inexpérimentés et naïfs", a-t-il dit, cité par l'agence de presse suédoise TT.

Le K2 connu localement sous le nom de Chogori ("Roi des Montagnes") est un des sommets les plus dangereux au monde. Situé à la frontière sino-pakistanaise sur les hauteurs de la chaîne du Karakorum, a été conquis pour la première fois le 31 juillet 1954 par les alpinistes italiens Achille Compagnoni et Lino Lacedelli.

Pyramide presque parfaite, le K2 a été gravi 284 fois avec succès entre 1954 et 2007, mais 66 personnes ont payé l'ascension de leur vie. En comparaison sur la même période, l'Everest a été pris d'assaut 3.681 fois et 210 personnes y ont perdu la vie.

"Vous pouvez être le meilleur alpiniste au monde, mais pour le K2, le facteur chance joue à plein. Vous devez être prêt psychologiquement à ne jamais revenir", avait déclaré à l'AFP l'alpiniste grenoblois Pierre Beghin, qui avait gravi le K2 en 1991.

Premier Français à "faire un plus de 8.000 mètres" en solitaire et grand spécialiste de la modélisation des avalanches, Pierre Beghin avait disparu l'année suivante dans l'Annapurna.

© 2008 AFP


RUGBY
Vincent Clerc forfait pour la demi-finale de Coupe d'Europe

samedi 19 avril 2008, 17h45 | AFP

L'ailier international de Toulouse, Vincent Clerc, blessé au genou gauche contre Clermont, sera indisponible neuf mois.

L'ailier international de Toulouse, Vincent Clerc, blessé au genou gauche contre Clermont, samedi lors de la 18e journée du Top 14, sera indisponible neuf mois et manquera la demi-finale de Coupe d'Europe face aux London Irish, samedi prochain à Twickenham.

Des examens en fin de journée ont confirmé un premier diagnostic à chaud de blessure au ligament croisé antérieur interne du genou gauche, entraînant une indisponibilité de neuf mois pour le joueur, a précisé le manageur toulousain Guy Novès.

L'attaque de Toulouse est déjà privée, depuis plusieurs mois, de ses internationaux Florian Fritz (jambe) et Clément Poitrenaud (cheville), tandis que l'ailier Yves Donguy est en phase de reprise.

Clerc, trahi par ses appuis à la 67e minute de ce match au sommet du Top 14, s'est effondré et sa perte de balle, récupérée par son vis-à-vis clermontois Aurélien Rougerie, a permis à celui-ci d'inscrire en contre le deuxième essai de son équipe (23-11).

«Je ne vois pas (le genou de) Vincent se tordre, mais il tombe devant moi, a expliqué Rougerie après coup. Ca fait partie du sport, mais on est désolé, c'est très dommage.» «Au-delà d'être un adversaire redoutable, Vincent est un partenaire (en équipe de France) et un ami, ça fait froid dans le dos de le voir se faire mal comme cela alors qu'il est en pleine bourre. J'espère qu'il reviendra vite et plus fort».

En début de première période, le 3e ligne toulousain Thierry Dusautoir avait déjà dû quitter le terrain, groggy après un choc avec le 2e ligne auvergnat Jamie Cudmore. Le joueur, qui n'a pas perdu connaissance, «va bien», a déclaré l'encadrement toulousain, en vue de Twickenham. Le 3e ligne centre de Toulouse, Shaun Sowerby, remplacé pour sa part dès la 34e minute, a été victime d'une déshydratation, d'une «surchauffe», a indiqué l'encadrement, qui n'exprimait pas non plus d'inquiétude à son sujet.


03/04/2008 17:59 Information L'Equipe
Gym - ChE - Pas de JO pour Severino


Isabelle Severino s'est gravement blessée lors de son échauffement au sol, jeudi lors des championnats d'Europe à Clermont-Ferrand. La gymnaste française souffrirait d'une rupture partielle du tendon d'Achille au pied gauche. Elle ne participera pas aux JO de Pékin, et la suite de sa carrière pourrait être remise en question.

Il reste une poignée de secondes avant le terme de l'échauffement au sol, hier dans la maison des sports à Clermont-Ferrand où les Championnats d'Europe féminins ont débuté le matin même. Isabelle Severino s'élance pour une ultime accrobatie et s'écroule sur le praticable. On craint d'abord pour ses cervicales, mais c'est en fait sa cheville gauche qui a morflé à l'impulsion. Le premier diagnostic révèle une rupture partielle du tendon d'achille. Evacuée par le kiné des Bleues, la "mamie" de l'équipe de France, qui aura 28 ans le 9 avril, laisse donc bien malgré elle ses copines en finir avec les qualifications, avant le passage au deuxième des quatre agrès.

Direction l'infirmerie avant de prendre la route pour l'hôpital et subir des examens médicaux plus appronfondis afin d'affiner le diagnostic. Sur la civière, Isabelle Severino, qui se faisait une joie de retrouver le rendez-vous continental après deux ans d'absence à cause de blessures (déchirure à un mollet en 2006 et opération d'une épaule en 2007), a les larmes aux yeux. La championne d'Europe au sol en 2005 devait, lundi, compter parmi la multitude de sportifs à porter la flamme olympique à Paris. Les JO son rêve ultime, sa dernière conquête, elle ne les verra pas à Pékin. Et cette blessure risque fort de mettre un terme précipité à la carrière d'une grande dame de la gymnastique, médaillée de bronze aux barres asymétriques aux Championnats du monde par spécialité en 1996.- Ak.C.


Ski: Scott Macartney a repris conscience
20.01.08 | 11h36
KITZBÜHEL, Autriche (Reuters)

Le skieur américain Scott Macartney, blessé samedi lors d'une chute spectaculaire dans la descente de Kitzbühel, en Autriche, a repris conscience et se remet correctement du choc.

"Selon les entraîneurs de l'équipe américaine, Scott Macartney est réveillé et se sent bien", disent les organisateurs.

Le skieur, âgé de 30 ans, a chuté en fin de parcours, retombant sur le dos et perdant conscience. Il a été transporté à l'hôpital d'Innsbruck et est sorti du coma dans la nuit. Il ne souffrirait d'aucune fracture mais devra rester encore quelques jours à l'hôpital.

Version française Chrystel Boulet-Euchin


L'Equipe, 09/12/2007
Ski alpin - CM (F) - Dislocation pour Barthet


Anne-Sophie Barthet en sait plus sur la nature exacte de la blessure dont elle souffre suite à sa chute lors de la descente d'Aspen, samedi : il s'agit d'une dislocation de la rotule droite. Jean-Philippe Vulliet, le responsable de l'équipe de France, a indiqué que la skieuse de 19 ans resterait une nuit à l'hopital avant d'être rapatriée en France d'ici «un jour ou deux».


«Cet après-midi (samedi), elle a subi une intervention chirurgicale pour installer des attelles latérales», a expliqué le technicien. Partie avec le dossard n°37, Anne-Sophie Barthet, qui venait de s'écarter de la ligne idéale du tracé, est lourdement tombée dans un virage. Dans sa chute, le genou s'est totalement retourné.


Suite à cette chute, les organisateurs ont préféré arrêter la course, remportée par la Canadienne Britt Janyk. Quelques minutes plus tôt, l'Autrichienne Alexandra Meissnitzer, triple médaillée olympique et double championne du monde, avait elle aussi spectaculairement chuté. Les entraîneurs français et autrichiens se sont plaint de l'état de la piste. (Avec AFP)


Ski: Aksel Lund Svindal chute lourdement à l'entraînement
LE MONDE |28.11.07 | 07h58

BEAVER CREEK, Colorado (Reuters) - Aksel Lund Svindal, détenteur de la Coupe du monde, a été transporté à l'hôpital mardi après avoir chuté lors du premier entraînement de la descente de Beaver Creek.

Selon le médecin de l'équipe de Norvège, Svindal souffre d'une entaille profonde à la cuisse, qui a nécessité la pose de 13 points de suture et a perdu des dents après sa chute à la réception de la dernière bosse de la Birds of Prey.


S'il ne semble souffrir d'aucune fracture, Svindal ne devrait toutefois pas participer aux quatre épreuves prévues à partir de jeudi.

Le Norvégien, en tête du classement général, a remporté deux des quatre premières courses de la saison de Coupe du monde.


Accident mortel dans un rallye dans l'Eure
Un participant du rallye a fait une sortie de route. Bilan: un mort et un blessé grave.

AFP
LIBERATION.FR : dimanche 21 octobre 2007

Une personne a été tuée, une gravement blessée et trois autres blessées dans un accident dimanche sur le circuit Les Boucles de la Seine dans l'Eure ce dimanche. Le drame a eu lieu sur la commune de Saint-Martin-Saint-Firmin, à une trentaine de kilomètres de Honfleur (Calvados).
La personne décédée, âgée de 46 ans, ainsi que celle qui a été grièvement blessée, faisaient partie des organisateurs, a précisé la préfecture. Les trois blessés légers sont un spectateur, le pilote, et le copilote de la BMW de rallye à l'origine de l'accident, selon la même source.

Une BMW participant au rallye a quitté la chaussée pour des raisons que devra déterminer l'enquête menée sous l'autorité du parquet de Bernay (Eure). La personne grièvement blessée a été hospitalisée au CHU de Rouen, selon la préfecture.

Depuis le début de l'année, onze personnes sont mortes sur des rallyes. En septembre, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie déclarait qu'elle «voulait mieux sensibiliser les personnes, en particulier sur les lieux où elles peuvent se trouver, sur les comportements à avoir et les risques encourus à ne pas respecter les indications».

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Dimanche 23 septembre, 00h13 AJACCIO (AFP)
Deux spectateurs du rallye de Corte (Haute-Corse) ont été grièvement blessés samedi en fin d'après midi près de Piedigriggio lors du passage d'un concurrent qui les a percutés, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.

L'état des deux blessés est jugé "très préoccupant" par les médecins de l'hôpital de Bastia où les deux personnes ont été héliportées en fin de journée, a-t-on appris auprès des pompiers.

Le pronostic vital est engagé pour les deux personnes fauchées par une voiture du rallye, un enfant d'une dizaine d'années souffrant de traumatismes divers et un homme d'une cinquantaine d'années dont les jambes ont été quasiment sectionnées pendant l'accident, a annoncé le Centre opérationnel d'incendie et de secours (CODIS) de la Haute-Corse.

Environ 45 minutes après l'accident qui a eu lieu vers 18h15, les médecins des pompiers et du SAMU ont décidé l'évacuation sanitaire des blessés par hélicoptère pour intégrer le service de soins intensifs de l'hôpital de Bastia, ont précisé les pompiers.

"Plusieurs témoignages permettent de dire que l'enfant a échappé à la vigilance de ses parents avant de traverser au moment où arrivait la voiture, qui n'a pu l'éviter et l'a percuté violemment", a déclaré à l'AFP le directeur de course du rallye de Corte-Centre Corse, Antoine Casanova.

"La seconde personne était assise plus loin sur un muret que le pilote qui avait perdu le contrôle a ensuite percuté de plein fouet, lui sectionnant les jambes", a ajouté M. Casanova.

La voiture, une Citroën C2 "R2", a terminé sa route dans un ravin en effectuant plusieurs tonneaux, ont constaté les gendarmes. Le pilote, Ahmed El Kaddouri, n'a pas été blessé. Le co-pilote, Fabrice De Bartolo, a été conduit à l'hôpital de Corte pour un traumatisme cervical mais ses jours ne sont pas en danger, ont précisé les gendarmes qui ont ouvert une enquête.

Ce qu'il reste de la voiture doit être dégagé du ravin et soumis aux enquêteurs dans la soirée.

Le rallye de Corte, comptant pour le championnat de Corse, se déroule chaque année en septembre dans le centre de l'île. A la suite de l'accident qui a eu lieu près du village de Piedigriggio durant l'avant-dernière spéciale et à quelques centaines de mètres de l'arrivée, la course a été neutralisée, a indiqué la direction de la course.


Un pilote mis en examen pour homicide involontaire
LE MONDE | 11.09.07 | 16h18 • Mis à jour le 11.09.07 | 16h41

Fabien Véricel, le pilote dont la sortie de route a causé la mort d'un enfant de 5 ans, samedi 8 septembre, lors du rallye du Béthunois (Pas-de-Calais), a été mis en examen, lundi 10 septembre, pour homicide involontaire. Il a été laissé libre mais placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de sortir du territoire national.

Lors d'un test après l'accident, des traces de cannabis ont été retrouvées dans les urines du pilote. Dans sa déposition, celui-ci a reconnu "fumer de temps en temps" et avoir pris du cannabis "quelques jours" avant la course. Des analyses sanguines sont en cours pour déterminer quand exactement il a consommé ce stupéfiant et en quelle quantité. Si ces examens indiquent une présence élevée de cannabis, le pilote pourrait voir son chef d'accusation aggravé. Fabien Véricel encourt jusqu'à sept ans de prison et 100 000 euros d'amende.

Les circonstances du drame sont encore "incompréhensibles" pour Eric Beaussart, président du comité d'organisation de cette 32e édition du rallye du Béthunois. Le circuit n'avait jamais connu d'accident aussi grave.

La sortie de piste s'est produite au bout d'une ligne droite, à la bifurcation avec un virage très serré à gauche. Lors de son premier passage dans cette partie du parcours, Fabien Véricel a expliqué qu'il avait "freiné trop tôt" et qu'il avait perdu du temps. Il ne voulait pas réitérer cette erreur lors de son deuxième passage, vers 18 heures. Mais cette fois, il a admis avoir freiné "trop tard".

Au lieu de bifurquer à gauche, il s'est alors engagé à droite, à plus de 100 km/h, sur une voie de décélération prévue à cet effet. C'est à cet endroit que se trouvait l'enfant, derrière des barrières, parmi le public. Tous les spectateurs ont eu le temps de se pousser, sauf le garçon. Prénommé Simon, originaire d'Haillicourt (Pas-de-Calais), fils de policier, il est décédé peu de temps après l'arrivée des secours.


AMBIGUÏTÉ SUR UN PANNEAU

La préfecture avait validé les conditions de sécurité du rallye quinze jours avant la course. Une heure avant le départ, la gendarmerie avait également entièrement inspecté le circuit. Une ambiguïté réside toutefois sur un panneau situé en amont du lieu de l'accident qui indiquait aux spectateurs qu'"au-delà de cette limite", ils engageaient leur "responsabilité".

"Interdire totalement un circuit de 45 km au public, c'est infaisable, ou alors il faut carrément supprimer la discipline du rallye des sports automobiles", justifie Eric Beaussart. Suite à l'accident, la ministre de l'intérieur Michèle Alliot-Marie a décidé d'organiser, mercredi 12 septembre, une réunion sur la sécurité dans ce type de course.

Fabien Véricel, 35 ans, est un pilote expérimenté. En 1999, il avait été membre de l'équipe de France de rallye au côté du triple champion du monde de la discipline, Sébastien Loeb. Lors du rallye du Béthunois, il conduisait pour la première fois une Toyota Corolla WRC. Selon son avocat, Me Xavier Brunet, Fabien Véricel est "très affecté par l'accident". Il est le père d'un garçon du même âge que l'enfant décédé. Le juge d'instruction a requis un suivi psychologique du pilote.

Anthony Renaud et Elise Vincent
Article paru dans l'édition du 12.09.07.


Enfant tué lors d'un rallye à Béthune : le pilote en garde à vue
Mardi 11 septembre 2007

Le pilote du rallye dont la sortie de route samedi a causé la mort d'un enfant de 5 ans près de Béthune (Pas-de-Calais) était toujours en garde à vue hier.

Le pilote, Fabien Véricel, est entendu par les gendarmes depuis hier soir dans le cadre d'une enquête pour déterminer comment et pourquoi sa Toyota Corolla WRC est sortie de la route samedi vers 18 h dans un virage en épingle, avant d'aller percuter l'enfant qui est décédé de ses blessures. Le ministère de l'Intérieur a annoncé hier que Michèle Alliot-Marie réunirait « dès cette semaine les représentants des organisateurs de rallye pour arrêter avec eux les mesures de nature à éviter le renouvellement de semblables accidents ».

L'enfant était derrière une zone délimitée

Samedi, l'accident s'est produit sur une petite route départementale près de la commune de Fiefs, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Béthune, alors que les conditions de sécurité étaient « respectées ».
Le pilote, alors leader de la course, terminait la 4ème spéciale quand il a fait un « tout droit sur une trentaine de mètres. L'enfant était derrière une zone délimitée avec des rubans. Un groupe de spectateurs a réussi à s'écarter, sauf malheureusement ce jeune garçon », selon Georges Colin, responsable du service presse du rallye. L'enfant, originaire d'Haillicourt (Pas-de-Calais) et qui allait avoir 6 ans en octobre, est décédé peu après l'arrivée du SMUR et des pompiers.
Les organisateurs du rallye avaient décidé samedi d'interrompre la première étape après l'accident. Hier matin le départ de la seconde étape a été donné selon l'horaire prévu mais six pilotes – sur une centaine encore en lice – n'ont pas souhaité repartir, dont trois qui faisaient partie de l'équipe de Fabien Vericel.

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Chaque année, 400 à 500 sportifs meurent subitement en France
LE MONDE | 30.08.07 | 14h18 • Mis à jour le 30.08.07 | 15h36

Le décès, mardi 28 août, du joueur espagnol du FC Séville, Antonio Puerta, à 22 ans, avait allongé la liste déjà conséquente des footballeurs victimes de mort subite. Mercredi, le joueur international zambien Chaswe Nsofwa a à son tour été terrassé par un arrêt cardiaque pendant un match d'entraînement avec son club de l'Hapoel Beersheva (2e division israélienne).

En France, selon l'épidémiologue de l'Inserm Xavier Jouven, "entre 400 et 500" personnes sont victimes de mort subite chaque année dans le cadre d'une activité sportive. Ces chiffres sont issus d'un registre national ouvert par l'Inserm et l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) en mai 2005. Selon ce recensement inédit, la moitié des victimes ont moins de 40 ans. Les sports concernés sont les plus pratiqués : le vélo, la course à pied et le football.

"La mort subite est un problème de santé publique qui touche des gens jeunes, mais qui n'est pas pris en compte par les pouvoirs publics", déplore Xavier Jouven. Au total, 40 000 personnes par an décéderaient en France de mort subite. "On connaît des mesures efficaces, mais on ne les met pas en place", regrette le cardiologue, qui plaide notamment pour que tous les stades soient pourvus de défibrillateurs automatiques. "On peut faire facilement passer le taux de survie de 2 % à 10 %", estime Xavier Jouven. "Il faut également que les joueurs eux-mêmes puissent être capables de pratiquer un massage cardiaque pour pouvoir intervenir immédiatement auprès d'un de leurs coéquipiers", ajoute le spécialiste.


CARDIOMYOPATHIE HYPERTROPHIQUE
Le cardiologue estime aussi qu'il faut améliorer le système de prévention en réfléchissant à une meilleure utilisation des électrocardiogrammes et des échographies du coeur afin de détecter les anomalies cardiaques à l'origine de la plupart des morts subites. La plus répandue de ces malformations est la cardiomyopathie hypertrophique, qui se manifeste par un épaississement des parois ventriculaires : un coeur trop musclé.

Le professeur Jouven convient avec les spécialistes de la lutte antidopage que la prise de produits interdits comme les hormones de croissance ou les stéroïdes peut avoir un effet hypertrophique sur le coeur et que leur présence est difficile à retrouver sur la base des seules autopsies. Les autopsies pratiquées sur des sportifs victimes de mort subite ont toujours conclu à des "morts naturelles" par arrêt cardiaque. Xavier Jouven espère pouvoir lancer une étude afin d'en savoir plus sur les causes de la mort subite.

Stéphane Mandard
Article paru dans l'édition du 31.08.07.


Le joueur du FC Séville Antonio Puerta est mort
LEMONDE.FR avec AFP | 28.08.07 | 18h21 • Mis à jour le 28.08.07 | 18h30


Après s'être effondré samedi soir lors d'un match de football du championnat espagnol contre Getafe, le défenseur espagnol du FC Séville Antonio Puerta est mort, mardi 28 août, dans l'après-midi. Le joueur était sorti du terrain en marchant et, victime de plusieurs arrêts cardiaques, avait été hospitalisé dans un état critique, en soins intensifs et sous respiration artificielle, à l'hôpital Virgen del Rocio de Séville.

A la suite de cette annonce, la Ligue professionnelle de football a exprimé sa "tristesse" dans un communiqué et a proposé que la prochaine journée de championnat ce week-end soit déclarée journée de deuil officiel.

Selon plusieurs médecins, Puerta, âgé de 22 ans, souffrait d'une "dysplasie ventriculaire droite arythmogène", difficile à détecter et souvent responsable de morts brutales chez les jeunes ou les athlètes.

Deux joueurs internationaux sont déjà morts pendant ou quelques minutes après un match : le milieu de terrain camerounais Marc-Vivien Foé, 28 ans, lors d'un match de la Coupe des confédérations contre la Colombie, en juin 2003 et Miklos Feher, lui aussi foudroyé par un arrêt cardiaque en janvier 2004.


Le spécialiste du base jump Jean-Marc Mouligné mort noyé après un saut
30 juin 2007 20:21

Le spécialiste du base jump Jean-Marc Mouligné est mort noyé samedi dans les gorges du Verdon après un saut à La-Palud-sur-Verdon (Alpes-de-Haute-Provence), a-t-on appris auprès des gendarmes.

Le base jump est un sport à risque qui se pratique en se jetant de falaises avec un parachute. Jean-Marc Mouligné, 57 ans, avait été surnommé l'homme catapulte depuis qu'il avait trouvé le moyen de se catapulter à plus de cent mètres du sol avant d'ouvrir son parachute.

Selon les gendarmes, il a effectué un saut et c'est à l'atterrissage que son parachute, tombé à l'eau, l'a entraîné par le fond.

Son corps a été découvert en fin de matinée par des adeptes de sports en eaux vives. Il a été hélitreuillé en fin d'après-midi.

Jean-Marc Mouligné était originaire de Romainville, en Seine-Saint-Denis.

URL de cet article
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200003&sid=7980167


FORMULE 1 GRAND PRIX DU CANADA
Robert Kubica victime d'un grave accident
Article paru dans l'édition du 12.06.07 [Le Monde]


Le Polonais Robert Kubica (BMW Sauber) a été victime d'un accident particulièrement violent lors du Grand Prix du Canada, dimanche 10 juin, à Montréal. Restée sur le flanc après avoir heurté de plein fouet deux murs de béton et avoir effectué plusieurs tonneaux au milieu de la piste, la monoplace du pilote de la BMW Sauber a été totalement déchiquetée, à l'exception de sa cellule de survie. Touché aux jambes et dans un état « conscient », selon un porte-parole de la Fédération internationale de l'automobile, le pilote a été héliporté dans un hôpital de Montréal.


Deux blessés graves lors d'un rallye automobile
lefigaro.fr (avec AFP).
Publié le 09 juin 2007
Actualisé le 09 juin 2007 : 18h48

En Haute-Loire, une voiture qui a quitté la piste a fini sa course dans le public.

Huit personnes ont été blessées samedi, dont deux grièvement, par une voiture qui a quitté la route lors d'un rallye automobile au Monastier-sur-Gazeille (Haute-Loire).


Les deux blessés les plus graves sont un gendarme réserviste et un garçon de 5 ans, qui ont été évacués en hélicoptères en direction des centres hospitaliers de Saint-Etienne et du Puy-en-Velay, a indiqué le sous-préfet de permanence en Haute-Loire, Bernard Breyton.


L'accident s'est produit lorsque le pilote d'une voiture, qui participait à la 10e édition du rallye régional automobile de la Haute vallée de la Loire, a perdu le contrôle de son véhicule, sur la commune du Monastier-sur-Gazeille, à une vingtaine de kilomètres du Puy-en-Velay.


Pilote indemne


Selon les premiers éléments de l'enquête, les freins de la voiture, une Citroën Saxo, auraient lâché alors que la voiture abordait une descente qui s'achevait par un virage, ont expliqué les gendarmes.


Le conducteur aurait alors utilisé son frein à main et la voiture a fait un tête à queue avant de finir sa course en renversant huit personnes. Le pilote n'a pas été blessé.


Les six personnes les moins grièvement blessées, parmi lesquelles les parents du garçon de 5 ans et un commissaire de course, souffrent de fractures et de contusions diverses. Elles ont reçu les premiers soins sur place avant d'être transportées par les sapeurs-pompiers à l'hôpital du Puy-en-Velay, selon la même source. L'enquête a été confiée aux gendarmes de la brigade du Monastier-sur-Gazeille.


Apnée. Quintuple recordman du monde, le Français a été victime d'un accident hier lors d'une plongée d'entraînement.
La mer engloutit Leferme
Par Michel HENRY
QUOTIDIEN : jeudi 12 avril 2007
Marseille de notre correspondant

C'est un coup dur pour les adeptes de l'apnée. Loïc Leferme est mort hier alors qu'il remontait d'une descente d'entraînement à - 170 mètres, dans la rade de Villefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes). Selon ses proches, cet accident est dû «à une défaillance du système de contrepoids» qui le faisait remonter. Loïc a été tiré de l'eau inanimé par son équipe, transféré au port de Nice où pompiers et Samu ont tenté, pendant quarante-cinq minutes, de le réanimer. En vain. Il avait 36 ans et était père de deux enfants. La veille, «il était sorti avec le sourire» d'une précédente plongée, expliquait hier soir son prof d'apnée, Claude Chapuis. Puis il y a eu «ce problème technique, une corde bloquée». Et plus rien.

- 171 mètres. Né à Malo-les-Bains (Nord) en 1970 d'une famille de nageurs, Loïc Leferme a battu son premier record du monde «no limits» (tiré par une gueuse) en 1999 : - 137 mètres. Il l'a amélioré quatre fois, jusqu'à atteindre - 171 mètres en 2004. En août 2006, le record a été porté à - 183 mètres par l'Autrichien Herbert Nitsch. Loïc Leferme voulait faire mieux. «C'est surtout pour lui qu'il descendait, rapporte Claude Chapuis. Plus dans une approche personnelle et philosophique qu'à la poursuite d'un record.»
Entre réflexes naturels et entraînement, les apnéistes développent une résistance à la pression dont on ne connaît pas la limite. En plongée, la fréquence cardiaque, qui baisse de 30 %, peut descendre jusqu'à 20 pulsations par minute. «Loïc était à 25 pulsations à - 150 mètres», nous disait Chapuis en 2005. Sous la pression, le sang part vers les organes sensibles (coeur et cerveau) pour compenser la baisse d'oxygène. Les poumons se réduisent à une balle de tennis, la cage thoracique s'écrase. L'objectif consiste à s'économiser, à se relâcher, tout en gardant le contrôle de soi. Pas de stress, pas d'émotions... C'est un sport où on vieillit bien. Quand on en a le temps.

«La clé, c'est la souplesse du corps, les étirements, être complètement souple pour laisser la pression te comprimer», nous confiait Loïc Leferme en septembre 2005. Autodidacte, il se servait des techniques de respiration du yoga, pratiquait la marche en montagne. «La musique, l'harmonica m'a aussi vachement aidé.» Tout tourne autour de la mobilisation du diaphragme. «L'apnée entraîne l'apnée, le corps s'adapte, expliquait Chapuis, promoteur d'une approche raisonnée de la discipline. C'est une pratique facile, légère, agréable. Tu descends à 20 mètres, tu regardes, t'as des sensations... Beaucoup de personnes ne savent pas pourquoi elles plongent, mais elles plongent.»
Ensuite, selon Loïc Leferme, «la concurrence est surtout vis-à-vis de toi-même. 100 000 personnes sur terre peuvent faire comme moi. Je me suis simplement donné les moyens. Un record, c'est dix mois [de travail] dans la tête, six à sept mois dans les pattes. Mais le sport, c'est anecdotique. L'important, c'est de permettre à une personne de redécouvrir son corps».


«Découvrir». Explorateur plutôt que risque-tout, Leferme tentait de maîtriser cette «quête de l'inutile, donc forcément très utile dans nos sociétés», qu'il poursuivait depuis seize ans. Tout en goûtant sa chance : «C'est excitant. On fait partie des quelques personnes qui découvrent encore et sur leur corps et sur le milieu, dans un monde où il n'y a plus grand-chose à découvrir.» Après les plongées, il connaissait «deux ou trois jours durs, une fatigue profonde à l'intérieur, comme quand on ne dort pas beaucoup». Puis l'énergie revenait. Elle était là jusqu'à hier matin, 11 h 40. En août 2005, l'Equipe Magazine avait titré son interview «Bienvenue dans l'eau-delà». Malheureusement prémonitoire.

© Libération


Le pilote de moto Elmer Symons se tue lors du Dakar
LEMONDE.FR avec Reuters | 09.01.07 | 18h38 • Mis à jour le 09.01.07 | 18h45

Le motard sud-africain Elmer Symons a trouvé la mort, mardi 9 janvier, au cours de la quatrième étape du Dakar 2007, qui se déroulait entre les deux villes marocaines d'El Rachidia et d'Ouarzazate.

Le pilote, âgé de 29 ans, était chef d'une entreprise d'exportation entre les Etats-Unis et l'Afrique du Sud. Il participait à son premier Dakar en tant que concurrent. Au guidon d'une KTM, il occupait la 18e place du classement général au départ de l'étape.

Une alerte est parvenue à 9 h 42 au PC de la course, en provenance du kilomètre 142. La direction du rallye, arrivée sur les lieux huit minutes plus tard, n'a pu que constater le décès. "On ne connaît pas exactement les causes de l'accident ni celles de la mort du pilote. L'accident est arrivé sur un secteur signalé comme dangereux, de niveau deux [sur trois]. Un passage où il y a des vaguelettes de sable. C'est un accident de course dans une compétition hors piste extrêmement difficile", a déclaré Etienne Lavigne, le directeur du raid.

"C'est le PC de course à Paris qui a reçu l'alerte automatique qui se déclenche en cas de décélération brutale de la moto. Le pilote est sans doute mort sur le coup. Son corps a été transporté à la morgue d'El Rachidia et la famille prévenue", a-t-il précisé.